Méditation biblique du 4 janvier

autour du Psaume 20 / 8-9

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Chers auditeurs et lecteurs,

 

Pour bien commencer l’année,
c’est à une remise en perspective que je vous invite avec le Psaume 20 :

Les uns, c’est à leurs chars, les autres, c’est à leurs chevaux,
Mais nous, c’est au nom de l’Éternel notre Dieu que nous faisons appel.
Eux, ils plient et ils tombent ;
Mais nous, nous sommes debout et nous tenons ferme.
(Psaume 20, v. 8-9)

 

Dans l’Ancien Testament,
les chars et la cavalerie sont synonymes d’armée de métier,
de puissance, de force étatique.

 

Si parfois dans la Bible on utilise cette imagerie militaire,
on parle de chars et de cavaliers de Dieu –
pensez aux cavaliers de l’Apocalypse ou au char d’Élie l’emmenant au ciel –
ça n’enlève rien à la critique prophétique
dont nous avons un écho dans ces versets du psaume.

 

Les prophètes en effet reprochaient à Salomon et aux rois d’Israël et du Juda
de se confier dans leurs propres forces plutôt que dans leur Dieu !

 

Quels sont nos chevaux, quels sont nos chars ?
En quoi mettons-nous notre confiance pour notre vie, pour nos combats ?

 

Évidemment le psaume, comme les prophètes, nous dit de nous confier en Dieu.
Ou plutôt, lorsque nous prions le psaume,
celui-ci nous met en situation de nous confier en Dieu :
il nous englobe dans ce « nous » en qui nous trouvons notre salut.

 

Car mettre sa confiance en Dieu n’est pas un commandement,
un a priori théorique, une condition morale…
C’est le seul moyen de tenir debout !
« Eux, ils plient et ils tombent… »

 

Il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles, de regarder les grands de ce monde,
à l’Est, à l’Ouest, au Sud et ailleurs, la politique des États et des milices,
la guerre en Ukraine et celle à Gaza et toutes les autres…
Hier et demain, « ils plient et ils tombent »
même si, parfois, aujourd’hui ils font illusion…

 

Mais pas besoin de regarder si haut, si loin…
La lecture de l’Ecclésiaste remet bien les choses à leur place :
« vanité des vanité, tout est vanité… »
Science, pouvoir, argent, sexualité, travail, santé :
nous nous confions en tout cela, nous aspirons à tout cela,
nous y investissons notre vie et nous mourons avec… ou sans !

 

Lorsque je prépare des obsèques,
il est bien rare que j’entende la famille du défunt me dire :
« il s’est confié en Dieu toute sa vie »,
« il a tenu ferme face à l’adversité à cause de sa foi en Dieu »…
Bien sûr, ça arrive, heureusement !

 

Ah, si nous pouvions le dire les uns des autres,
si nous pouvions témoigner
que tel ou telle tient ferme à cause de sa foi au Christ vivant !
Ça nous serait un exemple, une exhortation, un écho au psaume !
« Nous, nous sommes debout et nous tenons ferme. »

 

En ce début d’année, pas de petits engagements que nous ne tiendrons pas.
Mais une promesse ; pas la nôtre, celle de Dieu !
La promesse que nous tiendrons debout à cause de lui,
par sa force à lui dans notre faiblesse.

 

Et quant à nous : arrêtons de croire en nous ou de désespérer de nous,
choses inutiles et néfastes.
Croyons en Dieu, croyons en Jésus,
assurons-nous en lui et non dans des chimères !

 

2024, l’année où le monde « plie et tombe » ?
Peu importe, j’ose le dire !
2024, l’année où nous faisons confiance à Dieu à cause de Jésus.
Oui. Amen. Bonne année, en Lui.

 

pasteur David Mitrani

 

 

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