Méditation biblique du 18 janvier

autour du Lévitique 4 / 2b

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Bonjour à tous !

 

Il est un livre biblique que vous et moi fréquentons peu
– c’est le moins qu’on puisse dire –
c’est le Lévitique, le 3e livre de la Bible.

 

Il est rempli de commandements rituels que nous ne pratiquons plus,
dont certains qu’il est impossible de pratiquer sans l’ancien Temple de Jérusalem.

 

Voici notamment le début du chapitre 4 de ce livre :

Lorsque quelqu’un péchera involontairement

contre l’un des commandements de l’Éternel,
en faisant des choses qui ne doivent point se faire…
(Lévitique, ch. 4, v. 2b)

S’ensuit la présentation de chaque cas selon la qualité du pécheur involontaire,
et comment sacrifier un jeune taureau pour se racheter de ce péché.

 

Le développement d’une telle casuistique, qui sera amplifiée dans le judaïsme ultérieur,
est pour nous sans intérêt.
Ce qui est intéressant – dans le sens où ça nous concerne –
c’est l’idée qu’on peut pécher sans le faire exprès.

 

Ainsi le péché est différent de la méchanceté ou du blasphème.
Le péché, c’est l’état de tout être humain connaissant la volonté de Dieu,
et se trouvant ne pas la suivre, y compris sans s’en rendre compte.

 

Il est donc impossible d’être chrétien et pas pécheur !
L’apôtre Paul l’explique bien au début de son épître aux Romains.
Du coup, le raisonnement du Lévitique ne tient plus,
sauf à massacrer tous les bovins du monde…

 

Deux solutions alors : être pécheur et s’en moquer,
ou bien trouver une autre solution
que de sacrifier des animaux qui, eux, n’ont rien fait !
Vous comprenez que la première solution n’en est pas une,
elle implique d’être sans cesse en décalage par rapport à Dieu
et à ses propres convictions.
La Bible ne nous veut ni schizophrènes ni jouisseurs !

 

L’autre solution est biblique : elle nous est fournie par Jésus,
qui a donné sa vie pour nous racheter du péché une fois pour toutes,
lui qui en était innocent, comme l’expose l’épître aux Hébreux.

 

Quels que soient nos péchés, nous sommes au bénéfice

de ce « sacrifice unique et parfait offert une fois pour toutes sur la croix ».
Le temps de la honte ou du désespoir,
le temps de l’aliénation ou de la schizophrénie,
le temps de la culpabilité permanente,
est donc fini pour vous et moi !

 

Lors du culte, nous entendons la prédication de ce pardon général et gratuit
pour ceux qui se tournent vers Dieu sans nier leur état de pécheurs.
Et nous sommes nourris, nous pécheurs, des fruits de ce pardon, en participant à la cène.

 

Autrefois certains s’abstenaient de prendre la cène parce que pécheurs, disaient-ils :
c’est un énorme contresens !
La cène est faite pour les pécheurs, elle est le moyen de recevoir ce pardon
avant d’aller le vivre dehors, dans la vie de tous les jours.

 

Quant à ceux qui se croient sans péché, en parfaite communion et sainteté devant Dieu,
puissent-ils être pardonnés de cet orgueil démesuré
qui leur fait considérer la mort de Jésus pour eux comme sans intérêt, sans valeur.

 

Nous ne commettrons pas ce « péché contre le Saint-Esprit ».
Nous savons que notre existence est vécue sous l’esclavage du péché.
Et nous savons que nous en sommes libérés dès lors que nous regardons à Jésus
et que nous acceptons son amour pour nous-même et pour les autres,
rendant inutile tout autre sacrifice que celui de Jésus-Christ.

 

Bonne semaine à vous !

pasteur David Mitrani

 

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