Méditation biblique du 14 décembre

autour du Psaume 4 / 2-3

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Chers auditeurs et lecteurs, fidèles ou nouveaux,

 

Nous nous arrêterons aujourd’hui sur le début du psaume 4 :

« Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice !
Dans la détresse, tu me mets à l’aise. Fais-moi grâce, écoute ma prière !
– Fils d’homme, jusqu’à quand ma gloire sera-t-elle changée en confusion,
aimerez-vous la vanité, chercherez-vous le mensonge ? »
(Psaume 4, versets 2 et 3)

 

La prière d’appel à l’aide est une constante de toutes les religions.
Les humains ne pensent-ils à un dieu que pour satisfaire leurs manques,
résoudre leurs problèmes, guérir leurs maladies
et leur donner la victoire dans leurs propres guerres ?

 

Toujours est-il qu’il en est de même dans la Bible,
et que nous aussi, croyants, nous élevons à Dieu nos prières
afin qu’il nous aide là où nous en avons besoin.

 

Mais au moins savons-nous, nous qui lisons la Bible,
que Dieu ne se laisse faire que si cela correspond à son projet.
Non pas qu’il soit égoïste – il a donné sa vie pour nous ! –
mais lui sait ce que nous ne voyons pas.
Nos problèmes nous aveuglent, lui est plus clairvoyant que nous !

 

Dieu n’est pas un magicien à manipuler la nature pour le plaisir.
Son principal miracle est de susciter chez le croyant la confiance,

confiance en sa justice, confiance en sa grâce.
C’est-à-dire confiance en lui, quoi qu’il fasse, et que cela se voie ou pas.

 

La réponse de Dieu, adressée ici aux adversaires de celui qui prie,
remet bien les choses à leur place.
Il les appelle « fils d’homme », non pas que Dieu oublierait qu’ils sont aussi fils de femme,
mais pour leur faire remarquer qu’ils ne se positionnent pas en tant que fils de Dieu lui-même !

 

Il leur reproche de ne pas lui rendre gloire,
d’accorder leur confiance à des choses qui n’en valent pas la peine,
qui ne pèsent rien, qui ne sont rien sinon des mensonges.

 

N’est-ce pas là ce que nous faisons souvent ?
À quelle autorité nous soumettons-nous, à quel pouvoir faisons-nous appel ?
Est-ce à la puissance de notre prière, voire de notre religion ?
Est-ce à la puissance de l’argent pour lequel nous pouvons sacrifier tout et le reste ?
Ou pour la soi-disant puissance sociale,
ce que nous sommes aux yeux de la société, aux yeux des autres ?

 

Que de rêves fumeux !
Sans parler des « mensonges » que la Bible dénonçait déjà :
croyance dans le destin, l’horoscope,
ou invocation des esprits des morts ou des puissances démoniaques :
toutes ces choses mènent à la mort, ne servent qu’à ça d’ailleurs.

 

Bref : que ce soit matériel, social, ou spirituel ou religieux,
lorsque ce n’est pas à Dieu seul que nous remettons notre vie,
alors c’est à des vanités, du vide.
Oui, nous nous confions au vide !
Ne vaut-il pas mieux se confier à Dieu, le Dieu qui a créé le monde,
le Dieu qui a donné pour nous sa propre vie en son Fils Jésus ?

 

Nous nous apprêtons à fêter la venue en humanité de celui-ci.
Lorsque Dieu répond à notre attente, il ne le fait pas d’en-haut,
il vient parmi nous, et sa puissance n’est que faiblesse aux yeux de ceux qui le rejettent.

 

Du massacre des enfants par Hérode jusqu’à la crucifixion de Jésus,
tout comme en regardant notre monde,
il semble que les puissances de mort aient pris le dessus sur Dieu et nous.
Il n’en est rien.
Sa faiblesse est puissance et nous rend puissants,
dans la confiance en sa victoire.

 

C’est bien cela que nous fêtons à Noël.
Non pas une religion « rose bonbon », mais la victoire de la vie sur la mort,
à notre humble échelle, puisque c’est celle-ci que Dieu a choisie.

 

Bonne semaine à vous, dans la confiance en Celui qui vient.

 

pasteur David Mitrani

 

 

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